Application mobile ou site responsive ?
Un site responsive couvre la plupart des besoins. Les quatre situations où une application mobile se justifie, et ce qu'elle coûte en plus.

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La demande arrive souvent formulée ainsi : « il nous faut une application ». Après une heure de cadrage, une partie de ces demandes devient un site responsive, c'est-à-dire un site qui s'adapte à l'écran du téléphone. Il coûte moins cher, se met à jour sans passer par les stores, et couvre le besoin décrit.
Les autres sont bien des applications mobiles, et pour des raisons précises. Cet article les liste, parce que c'est la première décision d'un projet mobile et qu'elle se prend avant tout devis.
Ce qu'un site responsive fait déjà
Un site responsive se consulte sur un téléphone, avec une mise en page adaptée à la largeur de l'écran. Il permet de se connecter, de remplir des formulaires, de payer, de recevoir des notifications par mail. Il s'ajoute à l'écran d'accueil d'un téléphone en deux gestes, avec une icône, et s'ouvre alors sans barre d'adresse.
Pour un espace client, un catalogue, une prise de rendez-vous ou un tableau de bord, il n'y a rien à ajouter. Le développement est unique, la mise en ligne est immédiate, et personne n'a de mise à jour à installer.
Les quatre situations où l'application se justifie
Une application mobile se justifie quand le téléphone fait quelque chose que le navigateur ne fait pas, ou ne fait pas assez bien.

- Le travail se fait hors connexion. Un technicien en sous-sol, un chantier sans réseau, un entrepôt en zone blanche : l'application enregistre localement et synchronise quand le réseau revient. Un site, lui, attend le réseau.
- L'appareil est l'outil. Photographier une pièce, scanner un code, lire une carte NFC, dicter un compte rendu : le navigateur y accède mal, ou avec une permission à redonner à chaque fois. L'application y accède une fois pour toutes.
- L'usage est quotidien et court. Une action de trente secondes, plusieurs fois par jour, gagne à être à un geste de l'écran d'accueil, avec une notification qui la déclenche. Un site le permet en partie, une application le fait sans friction.
- La notification est le cœur du produit. Une alerte, une validation à donner, un message à lire tout de suite : les notifications d'une application arrivent sur l'écran verrouillé, celles d'un site restent moins fiables selon les téléphones.
Si aucune de ces quatre situations ne décrit votre besoin, nous proposons le site responsive. Cette règle est écrite dans notre méthode : quand un standard suffit, on le dit.
Ce qu'une application coûte en plus
La différence de coût ne vient pas seulement du développement. Elle vient de ce qui entoure l'application.
- Deux plateformes. iOS et Android se développent sur une base commune (React Native et Expo chez nous), mais chacune a ses tests, ses réglages et ses écarts.
- Les stores. Un compte développeur Apple et un compte Google, une fiche par store, une validation par Apple à chaque version, et des règles qui évoluent.
- Les mises à jour. Une correction sur un site est en ligne en quelques minutes. Sur une application, elle passe par une nouvelle version, sa validation, et l'installation par chaque utilisateur.
- Le backoffice. Une application vit rarement seule : ses contenus, ses comptes et ses notifications se pilotent depuis une interface web qu'il faut construire avec.
En pratique, le projet mobile complet est l'application, son backoffice et son API. C'est ce périmètre qu'on chiffre, pas l'application seule. Notre chiffrage public d'une application sur mesure, poste par poste, est dans le guide des prix.
Commencer par une seule plateforme
Une question revient à chaque cadrage : peut-on sortir sur iOS d'abord ? Oui, et c'est souvent la bonne décision quand les premiers utilisateurs sont connus et que leur téléphone l'est aussi. La base commune fait que la seconde plateforme arrive ensuite pour une fraction du premier développement.
Le reste du parcours, du cadrage aux stores, est décrit sur la page développement d'application mobile, et les applications déjà publiées sont au registre des projets.